Green my home : Comment faire pousser un avocatier

Végétaliser notre appartement, c’est un peu ma passion : plus je vois de la verdure autour de moi et mieux je me porte ! D’ailleurs si vous me suivez sur Instagram, vous avez forcément remarqué ma fixette pour les jolis bouquets et les plantes en tout genre. Bien sûr j’adore en acheter, mais je suis vite passée à l’étape suivante : j’en fait naître. Parce que se procurer des plantes, c’est bien, mais en faire pousser c’est mieux ! Le circle of life, quoi 🙂 Il y a quelques années, je me suis donc lancée dans la culture des noyaux d’avocat, une démarche de jardinage économique et anti-gaspi.

Ca vous rappelle peut-être des souvenirs ? Nombreux sont ceux qui me font part de leurs expérimentations avec les noyaux d’avocat pendant l’enfance, notamment à l’école. Moi je suis passée complètement à côté #maisquefaisaitmamaitresse. C’est une activité pourtant très accessible, pleine de poésie et slow-living… et ça fait du bien de ralentir un peu le rythme de nos vies trépidantes !

Alors je donne sa chance à la plupart des noyaux d’avocat qui me passent entre les mains. Mon apprentissage s’est fait un peu sur le tas : un jour en me promenant sur Instagram je suis tombée sur un tuto, et depuis je suis accro ! A la maison nous avons d’ailleurs toute une serre pleine de noyaux en phase de germination. On s’amuse à l’appeler la nurserie, c’est-il pas mignon ?

Cette fameuse serre, et les avocatiers qui en sont sortis depuis (le plus ancien à 5 ans), suscitent un grand intérêt. On me demande souvent comment je m’y prends, car dans mon entourage certain(e)s se sont découragé(e)s faute de résultats rapides. Aujourd’hui je partage ma méthode avec vous, elle vous aidera à agrandir votre collection de plantes sans frais ! 

En toute humilité, elle n’a rien de scientifique. Je ne prétends absolument pas être une spécialiste, ni même douée en jardinage. Je vous dis juste ce qui fonctionne pour moi, et ce que j’ai appris sur le sujet au fil des ans. Je vous invite donc à consulter cet article une première fois pour avoir une idée du matériel et du timing nécessaire, puis au fur et à mesure pour ne rien manquer (et vous rassurer si les jeunes pousses tardent à venir !)  :

Etape n°1 : La sélection et la préparation des noyaux d’avocat

Au tout début de mes expériences, j’avais lu quelque part qu’il fallait opter pour un noyau d’avocat assez gros. Une question de maturité et de nutriments, je suppose ? Toujours est-il que j’ai toujours suivi ce conseil, et il me réussit bien. Détail non négligeable : les manipulations sont aussi plus simples avec un gros noyau. Alors privilégiez les noyaux de bonne taille, issus d’avocats mûrs mais pas trop (au risque qu’ils soient déjà abîmés).

Lorsque vous mangez votre avocat, veillez à ne pas entailler le noyau avec votre couteau. Une fois le noyau récupéré, il doit être lavé à l’eau claire afin de le débarrasser de tout débris de chair. C’est simple, si vous zappez cette étape vous allez très vite voir de la moisissure apparaître à sa surface… à éviter !

J’ai lu récemment qu’il était bon de laisser ensuite tremper le noyau dans de l’eau chaude (autour des 40°) pendant 1/2 heure. Ce n’est pas ce que je fais d’habitude, mais dans une démarche d’amélioration continue j’ai bien envie d’essayer.

Une fois votre noyau d’avocat tout propre, laissez-le sécher pendant 24 à 48h. Il sera alors prêt pour l’étape suivante :

Etape n°2 : La germination

Un noyau d’avocat a besoin de beaucoup d’eau pour produire une plante. L’idée est donc de le laisser faire trempette dans un grand verre d’eau pendant plusieurs semaines.

culture-noyau-avocat

La méthode du verre d’eau est je pense la plus répandue, même si certains conseillent une toute autre technique : la germination en terre. Il suffit alors de placer le noyau d’avocat directement dans un pot rempli de terreau, et de l’arroser suffisamment. Je n’ai encore jamais tenté l’expérience, après tout il me paraît beaucoup plus simple et efficace d’utiliser un maximum d’eau. Voilà comment je procède :

Prenez le noyau, tenez le droit (la partie pointue vers le haut, comme un oeuf) et plantez au milieu 3 cure-dents, à équidistance les uns des autres. Les cure-dents maintiendront le noyau d’avocat droit dans l’eau, les 2/3 du noyau devant rester immergés :

germination-noyau-avocat

Conservez votre noyau d’avocat au chaud (absolument à l’intérieur l’hiver), à la lumière, sans soleil direct. Il est conseillé de changer l’eau dès qu’elle devient opaque : j’essaie de le faire tous les 3 ou 4 jours, mais la fréquence dépend beaucoup de la saison (l’été le niveau et la qualité de l’eau se dégradent plus vite).

Votre noyau va se fendre au bout de quelques semaines : à la belle saison c’est l’affaire de 2 ou 3 semaines, l’hiver le processus prend en général plus de temps (il y a moins de soleil, et les températures sont fraîches). C’est un premier succès : la plante peut désormais se développer. Une fois le noyau d’avocat fendu, la racine principale va pousser vers le bas, suivie de la tige vers le haut. Bravo, votre avocatier vient de naître !

A ce stade j’aime beaucoup exposer mon nouveau bébé avocatier dans un joli vase :

pousse-noyau-avocat

Malheureusement le fail n’est pas rare : malgré tous vos efforts, il peut ne rien se passer au bout de plusieurs semaines. Si le noyau ne se fend pas, ou si au final rien ne pousse, alors vous pouvez passer au noyau suivant. Pas de regret, ce n’est pas une mauvaise manipulation de votre part. La culture des noyaux d’avocat ne fonctionne pas à tous les coups !

Mais je suis sûre qu’à ce stade tout s’est bien passé pour vous, alors passons à l’étape suivante :

Etape n°3 : Le rempotage

Une fois que votre avocatier s’est bien développé, c’est à dire que les racines se sont multipliées, que la tige principale mesure au moins 10 centimètres, et que les premières feuilles sont apparues, il est temps de le planter.

Choisissez dans un premier temps un pot de petite taille (15 à 20 centimètres de diamètre), ou plantez plusieurs bébés avocatiers dans un grand pot. Même si je ne respecte pas religieusement ce point (je prends parfois ce que j’ai sous la main), choisissez du terreau léger. Lors du rempotage, veillez à ne pas endommager les racines et à n’enterrer que la moitié du noyau ; l’autre moitié doit rester à l’air libre.

Et voilà, vous êtes l’heureux(se) propriétaire d’un avocatier :

avocatier-urbain

Etape n°4 : L’entretien

L’avocatier demande un minimum d’attention :

  • L’apport en eau doit être très régulier : si le sol est sec, c’est qu’il est temps d’arroser votre plante. Et quelques vaporisations d’eau sur les feuilles sont aussi les bienvenues, au risque de les voir se dégrader. Rien de bien surprenant quand on sait que la plupart des variétés d’avocat poussent sous des climats tropicaux.
  • L’avocatier aime la chaleur, il s’épanouira donc à l’intérieur. L’été venu, vous pouvez le placer sur votre balcon, à condition qu’il soit à l’abri du vent. Dès que les températures chutent, bien sûr on le rentre  : souvenez-vous de son climat d’origine ! Même dans le sud,  j’évite de laisser mes avocatiers trop longtemps dehors.
  • Le tronc va mettre des années à se développer, je préfère plutôt parler de tige… et celle-ci est plutôt fragile. Elle aura tendance à pencher sous le poids des feuilles, alors je vous conseille de la soutenir à l’aide d’un tuteur.

Au bout de quelques années, voilà le résultat :

jardinage-urbain-avocatier

On est bon, vous être prêt(e) à vous lancer dans la culture de l’avocatier. Je vous envoie mes meilleures green vibes pour que vos expériences soient couronnées de succès ! N’hésitez pas à me faire part en commentaire de vos interrogations et/ou bonnes pratiques. Et j’ai hâte de voir les photos de vos jeunes pousses, sur Instagram je vous invite à publier vos photos avec le  hashtag #greenhome101, je publierai les plus jolies.

 

 

 

48 commentaires sur “Green my home : Comment faire pousser un avocatier

  1. Super cool cette idée, l’avocatier est superbe au bout de quelques années ! Dommage que je n’ai pas d’endroit assez exposé à la lumière pour qu’il s’épanouisse autant (mais j’ai un avocat dans ma cuisine alors pourquoi pas tenter) !

    Des bisous xx

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    1. Oui ça donne une très jolie plante 🙂 celui que j’ai posté fait des feuilles de plus en plus grosses, il adore son spot apparemment ! Selon la variété le rendu n’est pas le même, du coup c’est un peu la surprise avec chaque noyau… un Kinder Surprise green, en quelque sorte hehe
      Tu as déjà la matière première à portée de main, alors oui lance toi et dis moi ce que ça donne ! Xoxo

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  2. Youuuuh mais ils sont trop mimi tes avocats. Difficile de jeter un noyau quand on sait qu’on peut le faire pousser hein. Ici il me manque un peu de place mais j’en ai toujours deux ou trois dans l’eau, je peux pas m’empecher 😉 Bisous copine

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    1. C’est mes babiiiies, lol ! Je suis vraiment devenue addict, et mon chéri aussi : je retrouve régulièrement des noyaux tout propres à côté de mon évier, en mode appel du pied… la nurserie n’est pas prête de désemplir. Je t’embrasse poulette, green powaaaa !

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  3. J’ai essayé plein de fois de faire pousser des noyaux d’avocat quand j’étais enfant, ça n’a jamais fonctionné:-)

    Ce serait génial d’avoir un avocatier maison – tout comme j’adorerais avoir un petit citronnier (le citron est l’une de mes grandes passions). Malheureusement je n’ai pas la main verte et je suis connue pour tuer les plantes rien qu’en les regardant dans les feuilles ! XD

    Est-ce que tes avocatiers donnent des avocats ?

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    1. Alors les avocats en théorie c’est possible… en pratique c’est plus compliqué ! Mes avocatiers sont encore trop jeunes de toute façon, il faut compter entre 8 et 10 ans pour les premières récoltes. Je ne compte pas trop dessus pour l’instant, je me contente de leurs belles feuilles. Mais qui sait, j’aurai peut-être une belle surprise !
      Moi je dis qu’il est temps de prendre ta revanche sur tes expériences d’enfant, cette fois ca va marcher !!! et quand ton avocatier aura poussé, la seule contrainte sera l’arrosage abondant. Il suffit de garder la terre humide, et de regarder ses feuilles. Si elles sont tombantes c’est qu’elles manquent d’eau ! Facile 🙂
      Merci d’être passée en tout cas, bon weekend à toi

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  4. Ben moi aussi je n’ai jamais fait ça à l’école… N’ayant pas du tout la main verte… Je ne suis pas certaine d’y arriver… Mais j’ai vraiment envie d’essayer… Je nommerai ma fille responsable de la plante… Elle risque moins d’oublier d’en prendre soin… 😁😁😁

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    1. Je ne suis pas la seule alors ?! Tu me rassures, j’avais l’impression d’être passée à côté d’un incontournable, style la peinture avec les mains ou le collier de pâtes :p
      Ca va bien se passer tu vas voir, et c’est une super idée d’en faire un projet avec ta fille 👍
      Hâte de voir le résultat en tout cas ! Bon weekend

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  5. Mais… moi aussi je suis passée à côté de mon enfance alors, je n’ai jamais fait pousser d’avocatier en classe ! 😮
    En tout cas ton résultat est ultra impressionnant c’est génial ! Comme je consomme régulièrement des avocats, il faut que je teste… Merci pour la méthode pas à pas détaillée et les photos correspondantes c’est très clair 🙂
    Bon début de semaine 😀
    Léa
    http://www.savourelavie.com

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  6. On avait essayé de le faire dans ma classe à l’école primaire et ça avait complètement foiré… Du coup je suis restée sur cet échec et je n’ai plus jamais réessayé… Jusqu’à ce que j’en vois un peu partout pousser dans mon feed Insta ! Je garde tes conseils précieusement, il faut que je fasse table rase du passé 🙂

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  7. Ah ah! Je vois que je ne suis pas la seule à essayer de faire pousser tout les noyaux qui me passent entre les mains : avocat, citron, mangue, … Mon prochain essai sera le noyau de datte.
    Même si Monsieur commence à « saturer », j’aime trop observer la Nature reprendre ses droits. (Et si jamais tu as besoin d’un engrais naturel spécial germination/floraison, regarde mon Banana engrais sur le blog.) 💚

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    1. Un banana engrais, top bien je vais aller voir ça !
      J’ai de la chance, Chéri Chéri est à fond sur la démarche… à chaque fois que j’achète des avocats il me laisse les noyaux à côté de l’évier, genre appel du coude 🙂 Tiens je n’ai pas encore essayé avec les citrons, ça marche bien ?

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      1. Oh trop chou, le chéri. Le citron c’est un peu plus délicat, ça préfère l’obscurité. Après ce qui marche du tonnerre c’est la mangue et le litchi aussi, j’en ai filé à plein de monde car très efficace (réussite garantie à 99%) et je commençais à en avoir beaucoup trop.

        Aimé par 1 personne

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