5 idées reçues sur la méditation

« Ici et maintenant », tel est le crédo de la méditation de pleine conscience ou mindfulness, une discipline qui réunit de plus en plus d’adeptes. L’été dernier, je me suis lancée dans la pratique avec pour objectif de lutter contre les tensions du quotidien, gagner en sérénité… sans pour autant me transformer en Little Bouddha ! Je vous livre aujourd’hui ce que j’ai appris sur le fait de méditer dans une vie bien remplie.

Démocratisé aux USA dans les années 70, le concept de mindfulness est assez simple : il consiste à prendre pleinement conscience du moment présent afin de mettre fin au flot incessant de pensées et de jugements qui nous traverse l’esprit, et dont on ne se rend parfois même plus compte. C’est se détacher de ses pensées en les regardant passer. Une pratique régulière permet d’atteindre à court ou moyen terme un certain recul et un sentiment d’apaisement. Plutôt tentant, non ?

L’objectif premier de l’exercice est donc de centrer son attention sur ses sensations mais aussi d’accueillir ses pensées et ses émotions sans les juger. Comme l’explique le psychiatre et psychothérapeute Christophe André, grand porte-parole de la médiation de pleine conscience, nos pensées et nos émotions sont parfois si convaincantes qu’on les confond avec la réalité. Pourtant il n’en est rien, elles sont même plutôt trompeuses !

Tu ne sais pas par où commencer ? N’aies crainte, Petit Scarabée : l’élément essentiel de la médiation est déjà en toi : c’est la respiration ! Le souffle est un outil majeur de la pratique. A chaque inspiration et expiration, on se concentre sur les mouvements de son abdomen, sur le passage du souffle dans ses narines… et si l’esprit s’égare, on le rattrape pour à nouveau se concentrer sur sa respiration et rester dans le moment présent.

Je vous l’accorde : c’est parfois plus facile à dire qu’à faire ! Mais laissez-moi balayer quelques idées reçues qui vous empêchent peut-être de tenter l’expérience ou de persévérer.

Préjugé n°1 : Pour méditer, il faut être dans le calme absolu 

Pas forcément ! Quand j’ai commencé à pratiquer la médiation de pleine conscience, c’était dans le silence de mon salon. Mais très vite je me suis trouvée parasitée par cet environnement, j’étais déconcentrée par tout ce qui m’entourait. Morceaux choisis : « Tiens mon ordi… si j’envoyais un mail à un tel ? » ou alors : « C’est bientôt l’heure du dîner… et si je lançais la cuisson des pâtes ? ». J’étais tentée de faire autre chose, et finalement assez gênée par le silence…

Bref c’était pas mon truc ! Désormais je médite dès que je peux en plein air : sur mon balcon, dans le parc en bas de chez moi, ou à la plage quand c’est la saison. Sentir les rayons du soleil et le souffle du vent m’aide beaucoup dans ma pratique.

Préjugé n°2 : La méditation, c’est forcément assis en position du lotus 

Là non plus, pas d’obligation ! L’essentiel est de trouver une position confortable… mais pas trop pour ne pas s’endormir. Il est donc conseillé d’être assis sur une chaise, les deux pieds ancrés dans le sol, et assez à l’aise dans sa posture pour ne pas être dérangé par une douleur physique. Perso j’aime méditer assise sur un banc, et parfois (j’avoue !) allongée dans l’herbe.

Préjugé n°3 : La méditation demande trop de temps 

On y consacre le temps que l’on veut ! C’est la régularité qui prime. Au début il faut un peu d’assiduité pour s’habituer à ce type d’exercice : 10 ou 20 minutes de méditation en 1 ou 2 fois dans la journée, ce qui reste relativement facile à caler dans son agenda. La pratique de la méditation de pleine conscience séduit justement grâce sa souplesse : le concept de mindfulness peut déborder sur tous les moments de la journée et de la vie. Je me surprends à méditer spontanément, comme ça, sur le chemin du boulot ou devant mon écran.

Préjugé n°4 : Je n’arrive pas à me concentrer, alors c’est raté !

C’est tout le contraire ! Il est tout à fait normal de décrocher, notre esprit est ainsi fait : toujours prêt à s’égarer et à « bavarder ». J’aime beaucoup la vidéo de ce moine bouddhiste qui nous explique que l’esprit est comme un singe qui a juste envie de sauter partout : pour le canaliser, il faut le « nourrir » en lui donnant un exercice à faire : se concentrer sur sa respiration. Alors Feed the monkey mind, et vous pourrez méditer facilement et partout !

Préjugé n°5 : Pour méditer, il faut être accompagné(e) 

Il est possible d’être relativement autonome dans sa pratique. Même si je l’envisage, je n’ai pas encore participé à un atelier de méditation. En attendant, j’ai démarré avec les enregistrements d’un spécialiste de la pleine conscience, puis j’ai basculé sur Youtube qui regorge de vidéos dédiées à la méditation dans différents styles : plus ou moins longues, plus ou moins guidées, avec ou sans musique… ça dépend des goûts !

Afin de clore le sujet en beauté, je vous propose une séance de 10 minutes de mindfulness extraite du livre Méditer jour après jour de Christophe André. Cette vidéo reprend justement les principes de l’exercice et l’intérêt de persévérer quand l’esprit s’égare :

 

Et vous, vous méditez ? Où, quand, comment (oui je sais, je suis curieuse) ? Quels sont les bienfaits que vous avez constatés ?

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22 réflexions au sujet de « 5 idées reçues sur la méditation »

  1. Yeah, le petit singe je l’avais oublié!
    Super article, ça donne envie de s’y re-mettre, je dois juste trouve mon moment. Moi je médite comme toi, sur le balcon, et ça me correspond. Par contre en ce moment il y a tellement de moustiques que j’ai du mal à trouver la sérénité 🙂

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  2. Moi aussi je me suis mise à la méditation, je me reconnais beaucoup dans ton article. Pour moi la difficulté est de pratiquer régulièrement. Je me suis rendue compte que les seules périodes où je sentais réellement les bienfaits de la méditation sont celles où je m’y attelais de manière régulière. J’ai compris que la régularité importait plus que la durée. Depuis j’essaie de m’accorder une petite séance tous les jours mais c’est pas si simple !

    Adèle – Joyeux Magazine

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    1. Adèle je suis totalement d’accord avec toi : c’est la régularité qui fait la différence ! Car plus je pratique souvent, plus l’exercice me paraît accessible et utile. C’est un peu comme un muscle à activer tous les jours. Merci pour ce retour d’expérience, belle soirée à toi 😊

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  3. Je médite chez moi surtout le soir afin de bien accueillir le sommeil 🙂
    C’est fou mais j’entre vraiment dans un état second, comme si j’oubliais de respirer, je suis dans mon univers et je laisse aller mes pensées.. Enfin il se passe pleins de choses pendant une séance de méditation et une fois fini je suis tellement sereine. J’adore. 😀

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    1. Je vois très bien ce que tu veux dire, on se retrouve comme dans une bulle. il s’agit vraiment d’un moment privilégié, bien à soi… d’ailleurs chacun peut en faire l’expérience de façon différente. N’oublie pas trop de respirer quand même, hehe 🙂 et merci pour ton témoignage !

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  4. J’ai participé à un atelier de méditation, sans trop le savoir lors d’une journée entrepreneuriale et j’ai adoré. Je n’ai pas vraiment pris le temps de recommencer depuis et c’est une erreur de ma part. Ton article me donne encore plus envie de m’y mettre sérieusement.

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  5. Hello,

    J’aime beaucoup ton article, c’est typiquement le genre d’idées reçues que je pourraient avoir 😉 Petite question : à quel moment de la journée conseillerais-tu la méditation ? A première vue je dirais avant de se coucher, mais je me trompe peut-être.
    Des bisous

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    1. Merci beaucoup 🙂 Je te conseillerais plutôt de méditer le matin, afin de bien démarrer la journée ! Pas besoin d’y passer une heure, 10 minutes c’est déjà pas mal. Bien sûr si tu as du mal à te détendre le soir, ca marche aussi avant le coucher ! C’est à la carte en fait. Bises

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  6. Moi aussi je pratique la méditation, en général surtout quand c’est la bousculade dans ma tête 😉
    Je fais de longues marches dans la nature et c’est devenu une habitude.
    D’ailleurs je conseillerais à une personne qui veut débuter de commencer par là. C’est beaucoup plus facile de décrocher en pleine nature (même à Paris où je vis).
    En même temps je pratique le yoga.

    Aimé par 1 personne

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